La vie est un bel indicateur de ce que nous portons en nous et comme tout s’accélère, nous récoltons presque immédiatement ce que nous semons.

Alors voici une illustration de ce que la vie m’a fait expérimenter et qui m’aide à mieux comprendre comment fonctionne la loi de causes à effets :

Si aujourd’hui je me sens en colère et nourris de mauvaises pensées envers autrui, je m’autopollue et cela me maintient dans le brouillard jusqu’à ce qu’un gros coup de vent me permette d’y voir plus clair. Et tout de suite après ça je recommence car je récolte le mauvais temps que j’ai semé, en nourrissant ma colère. Et je finis par m’habituer à vivre dans la brume et à ne plus distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais pour moi.

Je cherche alors des fuites pour tenter de trouver des percées de lumière, car l’obscurité amène de la souffrance et nourrit la peur. Parfois  je rencontre des accalmies et là je me rends compte à quel point il est possible de sortir de la souffrance et d’être en paix. Et les tempêtes font surface, l’une après l’autre, tournant autour des mêmes points à éclairer dans ma vie, amenant des situations qui se répètent, avec de nouvelles personnes et dans un nouveau décor, à chaque fois.

En tant qu’hypersensible, je me sens parfois à fleur de peau, car tout devient trop, tout devient difficile à gérer. J’observe ce qui se produit en moi et pourtant  je le subis car les émotions me submergent et je rentre en réactivité face au monde, au lieu de le laisser me pénétrer, pour mieux comprendre ce que la vie a à m’enseigner.

Les peurs altèrent le jugement et deviennent incontrôlables, alors qu’au fond de moi, je sens que cela n’est qu’une illusion, un mauvais filtre qui transforme la vision du cadeau en poison et où l’image du miroir me reflète une potentielle attaque de quelques figures inhospitalières, que je ne souhaite identifier en moi.

Et là, se fait ressentir le sentiment d’isolement, le besoin de se rassurer, d’aller voir ce qu’il y a de plus lumineux en moi, loin du miroir qui me renvoie mes propres blessures, dans la solitude intérieure.

Les besoins de la matérialité sont vécus comme un poids, et plus cela me pèse et plus la vie m’y confronte. Alors je rentre pleinement dans les croyances, qui me poussent à répondre à telle et telle obligation, pour me donner raison de vivre cela comme un poids. Et je nourris ce brouillard, ces peines, ces colères, ces peurs, ces pensées, qui m’autopolluent et qui constituent mon quotidien, en creusant ce trou dans mon réservoir de joie intérieure, qui s’assèche et me rend aussi sèche que la paille.

Et parfois je rencontre le soleil, je rencontre la vie, je rencontre des oasis de plénitude, qui m’indiquent que je n’ai pas puisé dans la bonne réserve. Celle que je recherche est derrière ces illusions, c’est le puits de l’Amour infini qui m’apporte cette joie et cette confiance. Et quand je creuse au fond de moi et déblaie les obstacles qui jusque-là m’empêchaient de le voir, je réalise que tout ce que j’ai créé avant ça, n’était que des graines stériles qui m’asséchaient en me faisant vivre tous ces états émotionnels souffrants.

J’en ai pris conscience et grâce à cela, je remercie pleinement la vie de m’avoir permis de comprendre les effets qui découlaient des causes que je me suis créées. Avec la loi de causalité, je suis en gratitude d’avoir fait le lien entre causes et effets, pour me donner le choix maintenant, de vivre les causes qui me font puiser dans le réservoir de l’Amour. Et je vis la gratitude, grâce à toute cette joie qui me nourrit et qui nourrit mes pensées, mon quotidien et ma vie.

Et cela repart, comme des cycles, de haut en bas, de bas en haut, je vis différents stades émotionnels, différentes rencontres, qui me permettent grâce à la réactivité et l’état de souffrance, de regarder les mauvaises graines, les mauvaises herbes, qui obstruent la fertilisation des graines de l’Amour.

Alors bien que confrontante, la vie m’a offert et m’offre toujours tous les ingrédients nécessaires pour expérimenter ce dont j’ai besoin pour comprendre comment fonctionne le plan de la causalité, et comment passer de l’état d’inconscience à un état plus conscient de ce que cela entraîne, pour que mon libre arbitre s’aligne naturellement à ce flux d’Amour qui m’oriente toujours vers la vibration de l’Amour et d’abondance.

Aujourd’hui, la vitesse de matérialisation de nos pensées est si rapide, que nous ne pouvons plus choisir le confort du connu, l’ignorance et le déni. Même si l’égo souhaite se vautrer dans sa zone de confort et regarder ses séries en boucle, qui parlent toujours des mêmes histoires, et qui le confortent dans ce qu’il connaît, l’état de souffrance nous ramène toujours, vite fait bien fait, à nous regarder dans un miroir, pour prendre conscience de ce qui est.

Et c’est ce qui nous permet d’aller toujours plus haut, dans l’exploration de Soi. Vivons les étapes comme elles viennent, sans chercher à les franchir, juste en les vivant et en regardant, pour comprendre.